En rentrant à Niamey la nuit du 20 Novembre 2025 alors qu’on le croyait totalement abattu, le général Tchiani fait le trajet de l’aéroport à la présidence de la République (d’une distance de 12 Km) à pied au milieu des habitants de la capitale. Selon nos estimations (voir détails), le Général Abdoulrahamane Tchiani a parcouru en une dizaine de jours au moins entre 3500 à 4000 Km, du Sud au Nord, d’Est en Ouest. Tout au long de ce parcours, nous avons vu le Niger dans toute sa diversité et sa splendeur. Du Manga à l’Aïr en passant par le Damagaram, le Katsina-Gobir, l’Ader, l’Arewa, le Dandi, le Zarmaganda et la région du fleuve, nous avons vu un pays debout et dynamique. Partout, le drapeau du Niger a flotté, la fibre patriotique a vibré comme jamais auparavant. Loin des clichés alarmistes qui veulent que le Niger soit à feu et à sang après le départ des étrangères, notamment françaises, cette tournée du chef de l’Etat a démontré que le Niger est un pays de paix où règne la sécurité, un pays sûr. “Cette tournée n’est pas celle du président du CNSP ni d’un politicien. C’est celle d’un chef de guerre pour mobiliser ses troupes et non de militants pour remplir des urnes” souligne un écrivain.
Très souvent, on parle de parcours de combattant pour décrire un chemin plein d’obstacles, un parcours long et difficile. L’expression d’origine militaire décrit des soldats amenés à enchaîner des épreuves pénibles, et à rencontrer de multiples obstacles et contraintes aux exploits. Dans le cas présent et s’agissant de la tournée du président de la République à l’intérieur du pays, nous préférons parler de “parcours du Général”. En effet. nous ne doutons pas dès le départ de la capacité du chef de l’Etat (en tant homme du terrain ayant servi dans plusieurs casernes) d’entamer une visite à l’intérieur du pays. Mais nous étions loin de penser qu’il pouvait traverser le Niger du Sud au Nord, d’Est en Ouest parcourant au moins entre 3500 à 4000 Km par voie terrestre, visitant villes et villages et meme hameaux a la rencontre des nigeriens de tout age et de tout sexe. En effet la distance Niamey-Dosso-Gaya (frontière béninoise) est d’environ 300 Km et Gaya-Assamaka (frontière algérienne) est d’environ 1500 km. Arlit-Maradi en passant par Zinder fait dans les 1000 Km. Au même moment, Maradi-Diffa fait environ 700 km. Le fait que le président de la République ait choisi de prendre l’avion de Diffa pour rejoindre Niamey la capitale n’enlève pratiquement en rien le caractère extraordinaire de cette tournée à l’intérieur du pays. Avant ce long périple, rappelle-t-on, le général Tchiani s’était déjà rendu à Tillabéry, dans la zone des 3 frontières.
Raviver la flamme patriote
Tout au long de ces trajets ponctués souvent de détour, le président de la République est allé en contact direct avec le peuple nigérien, sans intermédiaire, affrontant les mêmes calvaires que vivent les citoyens ordinaires notamment sur l’axe Tahoua -Agadez-Arlit, l’axe Arlit-Agadez-Zinder et l’axe Zinder-Diffa. Il est allé à l’autre bout du pays a Assamaka, bravant les vents de sables. Il a tenu des réunions de sécurité dans tous les chefs lieux de département, se comportant en véritable “ commander in chief”. Lorsque le président prend le devant, alors, tous les ministres, les gouverneurs, administrateurs délégués, directeurs centraux, fonctionnaires et même citoyens ordinaires sont obligés de “mouiller le maillot”.
“Cette tournée nationale interpelle tous les Nigériens sur la nécessité de sincérité dans la gestion publique, en veillant au bien-être des populations, en réduisant les inégalités sociales et en consolidant la justice sociale. Ils doivent faire preuve d’un leadership participatif et inclusif, plutôt que d’un leadership distant et purement autoritaire. Les populations apprécient les dirigeants qui vivent comme elles et qui prennent en charge leurs préoccupations de manière proactive” écrit sur les réseaux sociaux M. Abdoulaye Idrissa James, écrivain, essayiste politique, poète et romancier.
Le Niger dans toute sa diversité sa splendeur
Aussi pendant une dizaine de jours, nous avons vu le Niger dans toute sa diversité et sa splendeur. Du Manga à l’Aïr en passant par le Damagaram, l’Ader, l’Arewa, le Dandi, la cité des Zarmaganda et la région du fleuve, nous avons vu un pays debout et dynamique. Les réseaux sociaux ne tarissent pas d’éloges en faveur du chef suprême des armées. L’écrivain Saley Boubé Bali résume le sentiment général qui se dégage après cette visite. “Le président sillonne le pays pour exposer la nécessité d’une mobilisation face aux menaces; certains en font une campagne politique. Sérieux! En écoutant les discours du Président dans les casernes, il n’y a pas de place pour le sensationnel militant ou de discours d’allégeance à un chef mais de prise de conscience” écrit-il sur sa page facebook.
“Cette tournée n’est pas celle du président du CNSP ni d’un politicien. C’est celle d’un chef de guerre pour mobiliser ses troupes et non de militants pour remplir des urnes” , précise-t-il. Avant d’ajouter:” Ces discours nous interpellent à une prise de conscience, au sacrifice pas à un engagement politique dissimulé quelconque.”
Loin des clichés alarmistes qui veulent que le Niger soit à feu et à sang après le départ des étrangères,notamment françaises, cette tournée du président de la République démontre que le Niger est un pays de paix où règne la sécurité, un pays sûr. Pour de nombreux observateurs, cette visite en profondeur du pays du chef de l‘Etat a surtout permis de raviver la flamme patriotique. La tournée en profondeur du pays qui change tout. Non seulement elle redonne confiance aux Nigériens, mais elle change aussi la perception qu’ils ont de leurs leaders.
Maaroupi Elhadji Sani
