Depuis quelques jours les médias étrangers nous rabâchent des informations sur la chute imminente de Bamako. Et pourtant, malgré la pénurie d’essence, rien absolument rien ne présage de la chute de la capitale malienne aux mains des terroristes. Il n’y a absolument aucun signe, ni au niveau des autorités encore moins des populations qui vaquent normalement à leurs préoccupations. Les établissements scolaires un temps fermés ont reouverts leurs portes. Et tous les spécialistes militaires s’accordent à dire que le JNIM n’a pas les moyens de prendre la capitale malienne. Bamako n’est pas tombé, Bamako ne tombera certainement jamais. Ni aujourd’hui, ni demain, ni après- demain. Tout au plus, les terroristes sont des spécialistes de ce que les américains appellent “hit and run”, attaquer puis fuir.
En réalité, nous sommes face à une vaste campagne de désinformation qui consiste à créer une véritable psychose de peur dans le but de vider la capitale malienne de ses populations, prétexte à une intervention militaire de la communauté étrangère, notamment française, comme en l’an 2013. En réalité aussi, la cabale contre le Mali fait partie d’un vaste plan destiné à faire éclater l’Alliance des Etats du Sahel (AES), en faisant tomber Bamako.. puis Niamey.
Faire éclater de l’AES
En effet, outre le Mali, le Niger est également dans le viseur de certains stratèges agissant pour le compte de l’ancienne puissance coloniale.Tout est mis en œuvre pour étouffer financièrement et économiquement le Niger, embraser le front social et faire tomber le régime du CNSP.. Les uns et les autres se disaient que le régime de Niamey va tomber d’ici la fin de l’année parce que les caisses de l’Etat sont vides et il n’y aura pas par conséquent de l’argent pour payer les fonctionnaires, payer les forces de sécurité et faire face aux dépenses de souveraineté. Malgré les difficultés économiques et financières du moment, les nigériens ont choisi de faire bloc derrière le président de la République le Général Abdoulrahamane Tchiani,, même s’il faut cotiser 100 F CFA, même s’ il faut prélever 1% du salaire des agents de l’etat et du secteur privée. Certes 100 F ou 1000 F ne peuvent pas tenir un etat, mais ca symbolise la détermination des nigériens à cultiver la solidarité et à aller jusqu’au bout de leur rêve d’un Niger meilleur..”À Tillabéry, j’avais dit que si chaque nigérien pouvait mettre 100 F par mois dans la caisse du fonds de solidarité nationale, ce n’est pas par goût de mendicité. C’est pour amener les nigériens à comprendre que les 27 millions que nous sommes et que nous dépassons certainement, si chacun prend 100 F, il met dans la caisse par mois, cela fait 2 milliards 700 millions. Par contre, si chacun garde ses 100 F, dites moi quelle est la valeur ajoutée” a indiqué le président Tiani lors de sa tournée à Agadez.” C’est justement pour faire comprendre aux nigeriens, qu’ensemble, nous pouvons déplacer des montagnes, mais qu’individuellement, nous ne pouvons même pas déplacer un caillou” a-t-il précisé
Donc si Bamako tombe, Niamey tombe, Ouaga esseulé tombera de lui-même. Sauf que tous ceux qui ont voulu le chaos au Sahel à travers l’insécurité, la prise de telle ou telle capitale par les jihadistes, tous ceux ont voulu asphyxier financièrement et économiquement les pays du Sahel, particulièrement le Niger ont lamentablement échoué. La marche des pays du Sahel vers la souveraineté et l ’indépendance pleine et entière est irréversible.
MES
