65 ans après les indépendances, la France est toujours dans un esprit colonial. Elle estime toujours que le Niger lui appartient. Les richesses du Niger lui appartiennent et même les nigériens lui appartiennent. En effet, comment comprendre que Orano décide le 19 Décembre 2025 d’ouvrir une enquête pour vol en bande organisée dans le but de servir les intérêts d’une puissance après la décision souveraine de mettre sur le marché mondial et de le vendre à qui à veut veux l’acheter conformément aux normes internationales et dans un but pacifique. Il y à quelque mois déjà, Orano a déposé sa requête d’arbitrage auprès du Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements (CIRDI) dans le cadre du règlement du différend qui l’oppose à Niamey. Le CIRD avait donné raison à Paris, mais l’appel de Niamey avait ramené le dossier à zéro. Si la France se tourne désormais vers le parquet de Paris, c’est bien parce qu’elle à perdu tous ses recours précédents. Désormais dans le bras de fer qui l’oppose au Niger, la France à désormais 3 casquettes et elle veut un procès “maison” chez, où Orano est à la fois la voleuse, la plaignante et le juge.
“Une enquête maison sans aucune crédibilité”
Voleuse et pollueuse, la France exploite depuis les anneés 1970 et de manière opaque l’uranium du Niger avec les conséquences. que cela implique. “En effet un demi demi d’exploitation,l’uranium n’à apporte aux nigériens que misère, pollution, rébellion, corruption et désolation et aux français prospérité et puissance” avait indiqué le premier ministre Ali Lamine Mahamane Zeine. Son ministre de la justice a quant à lui porté plainte contre Orano après la découverte de 400 tonnes de carottes radioactives à Madaouela, dans le désert nigerien. Plaignante, parce qu’au lieu de faire profil bas, la société Orano à le culot d’engager des procès interminables contre l’État nigerien. Juge et arbitre, c’est chez elle à Paris à choisi de déplacer la bataille juridique. Détenteur à 80% du capital d’Orano, c’est directement avec l’Etat français qui entre en jeu avec tout son appareil judiciaire.Ouvrir une enquête ou un procès à Paris sur l’uranium du Niger, c’est comme demander au voleur de se juger. C’est donc Orano qui vole et pollue. C’est Orano qui se plaint et c’est Orano via les juridictions francaises qui va juger.
Ce qui ôte toute crédibilité à l’enquête ouverte à Paris pour vol en bande organisée. En traitant les autorités légitimes du Niger de voleurs, la France porte certes la barre haute, mais ferme surtout toute possibilité de règlement à l’amiable de son différend avec le Niger. .À partir de maintenant, le Niger n’à d’autre choix que de se battre pour son uranium afin de sortir de la tutelle de la France. En effet, on voit mal comment le gouvernement nigerien soutenu par une frange très importante de son opinion publique peut traiter encore avec la France sur ces ressources minières et notamment son uranium.
Une nationalisation d’irréversible
Après la rupture totale des accords militaires entre les deux pays, l’heure de la rupture économique et commerciale entre Paris et Niamey a sonné. Cette rupture va certes être dure, mais elle devient inévitable. Pour les nigerien, la bataille pour la nationalisation de la Somair, et la valorisation de toutes ses ressources naturelles ne fait que commencer. Et cette bataille vaut la peine d’être menée car elle marque un tournant majeur dans les relations entre Niamey et Paris.
En Juin dernier, rappelle-t-on, le gouvernement nigerien avait nationalisé la Somair, une nationalisation qui “va permettre une gestion plus saine et plus durable de la société et par conséquent, la jouissance optimale des richesses issues des ressources minières par les Nigériens», a présidé le Gouvernement nigérien dans un communiqué. Lors de sa visite en Novembre dernier à Arlit, le président de la République le général Adoulrahamane Tchiani avait qualifié d’irréversible la nationalisation de la Somair.
l’étau se resserre autour d’Orano
Avec la France, c’étaient des contrats faramineux mais très déséquilibrés qui étaient imposés à nos pays dans les années 1970, des contrats d’au moins 75 ans comme celui du F CFA et de l’uranium du Niger. Des contrats qui même s’ils arrivent à expiration étaient maintenus en faveur de Paris peu importe qu’il les respecte ou non. Choquant, les détails fournis Samedi 27 Décembre 2025 par le gouvernement nigérien dans le bras de fer qui l’oppose à Orano font froid aux yeux. L’opacité de la gestion de l’uranium par la France a travers Orano est d’une ampleur jamais égalée dans l’histoire des relations économiques et commerciales entre deux Etats. Non ce n’était pas des relations économiques et commerciales entre deux Etats, mais l’exploitation d’une ancienne puissance coloniale d’un Etat souverain.
Maaroupi Elhadji Sani
